Pourquoi un live consacré à la neurofibromatose de type 1 ?
Bénédicte
Bonjour à toutes et à tous. Nous sommes ravis de vous accueillir pour ce nouveau live intitulé Un autre regard sur la neurofibromatose de type 1, une des 7 000 maladies rares comptées à ce jour. Une maladie rare, qu’est-ce que c’est ? C’est une maladie qui touche un nombre restreint de personnes, environ une sur 2000. Et en France, on compte à peu près trois millions de personnes qui sont touchées par ce type de maladie. C’est pourquoi elle représente un enjeu majeur de santé publique. Les maladies rares, ce sont souvent des années d’errance diagnostique. Elles sont généralement sévères, chroniques et affectent considérablement la qualité de vie des patients. C’est notamment le cas pour les patients atteints de neurofibromatose de type 1. La neurofibromatose de type 1 ou NF1, encore appelée maladie de von Recklinghausen, est une maladie neurodermatologique d’origine génétique de sévérité très variable. Avec environ 20 000 personnes touchées, en France. Autant d’hommes que de femmes, elle est considérée comme l’une des maladies génétiques les plus fréquentes. L’origine de la neurofibromatose de type 1 est due à des mutations dans le gène NF1, localisé sur le chromosome 17. Des excroissances, qu’on appelle tumeurs, le plus souvent bénignes, se développent alors. Alors, même si elles sont transmissibles, près de la moitié des mutations du gène NF1, responsable de la maladie, sont sporadiques. Quelles sont les manifestations de cette maladie, elles sont visibles dans l’enfance et dans l’adolescence et sont très variables d’un malade à l’autre, allant des formes mineures pouvant presque passer inaperçues aux formes sévères. Les manifestations les plus fréquentes sont cutanées et neurologiques, taches café au lait sur la peau et tumeurs bénignes situées le long des nerfs appelées neurofibromes. Mais d’autres organes peuvent également être touchés comme l’œil, les os, les poumons, le système digestif, l’appareil urinaire, les glandes endocrines et les vaisseaux. La NF1 est une maladie évolutive et toutes les manifestations n’apparaissent pas au même âge de la vie, ce qui rend le diagnostic, évidemment, de cette maladie souvent difficile. Et pourtant, comme souvent dans ces maladies rares, Un diagnostic et une prise en charge précoce sont décisifs pour le pronostic des patients. Tout retard, diagnostic ou absence de prise en charge peuvent exposer la survenue de complications pouvant altérer considérablement la qualité de vie des patients. C’est pourquoi nous sommes réunis aujourd’hui, pour mettre en lumière la NF1, sensibiliser les professionnels de santé et le grand public aux problématiques rencontrées par les patients au quotidien et permettre d’optimiser, entre autres, le parcours de soins. Pour nous parler de cette maladie, j’ai le plaisir aujourd’hui d’accueillir des patients. Parmi nous, pour cela, nous avons en duplex Christian Decroix, qui est touché par la NF1. Bonjour Christian.
Christian
Bonjour, bonjour tout le monde.
Bénédicte
Nous avons également deux mamans d’enfants atteints de NF1. Aline Listra. Aline, bonjour.
Aline
Bonjour Bénédicte, bonjour tout le monde.
Bénédicte
Cindy Vallet-Dardan. Bonjour Cindy.
Cindy
Bonjour.
Bénédicte
Et puis, sur le plateau, Mr Jean-Michel Dubois, président de l’ANR France, l’association neurofibromatose et xxxxxx France. Bonjour Jean-Michel.
Jean-Michel
Bonjour Bénédicte
Bénédicte
Nous remercions RARE à l’écoute qui organise et vous propose ce live avec le soutien institutionnel du laboratoire Alexion et qui souhaite, lors de ce direct, vraiment laisser la parole aux patients pour l’échange et le partage d’expérience. Alors, quelques mots sur RARE à l’écoute. Qu’est-ce que c’est ? C’est la première chaîne de podcast dédiée aux maladies rares. Elle a débuté en 2020 et nous avons le plaisir d’avoir Valérie Druenne, son ambassadrice. Bonjour, Virginie. Pardon. Excusez-moi pour le Valérie.
Virginie
Pas de souci, bonjour, Bénédicte.
Bénédicte
Vous êtes l’ambassadrice de RARE à l’écoute. RARE à l’écoute, c’est aujourd’hui plus de 50 épisodes. Est-ce que vous pouvez nous en dire quelques mots ?
Virginie
Tout à fait. On a effectivement une cinquantaine de saisons. Une saison, c’est cinq épisodes. Ce podcast a été lancé il y a maintenant un peu plus de trois ans avec vraiment deux objectifs principaux qui sont la lutte contre l’errance diagnostique et faciliter le dépistage des patients atteints de maladies rares qui étaient en souffrance pendant pas mal d’années, avec justement des épisodes dédiés aux professionnels de santé pour justement les alerter sur les premiers signes et savoir où les orienter, où orienter ces patients lorsqu’il y avait une suspicion de diagnostic de maladie rare. Et quand on a commencé à avoir une belle communauté, on a été sollicité sur Instagram et Facebook par des patients pour justement réaliser des partages d’expériences autour d’un parcours de soins dans une maladie rare précisément, pour échanger. Et donc, c’est comme ça que les live sont nés. Depuis maintenant deux ans, on a fait une vingtaine dans différentes maladies rares, avec toujours le soutien supportif des associations de patients qui sont avec nous systématiquement et le partage d’initiatives autour d’un parcours de vie comme celui qui nous réunit aujourd’hui.
Bénédicte
Ce sont aussi des live comme aujourd’hui ?
Virginie
Voilà, c’est ça.
Bénédicte
Combien de live aujourd’hui ?
Virginie
On en a une vingtaine.
Bénédicte
D’accord. Et qu’on peut retrouver en replay ?
Virginie
Et qu’on peut retrouver en replay sur le site de RARE à l’écoute, www. rarealecoute.com dans la section Webinaire.
Bénédicte
Merci beaucoup pour cet éclairage sur RARE à l’écoute. Virginie, je ne recommencerai pas. Les parcours de soins, des aidants et des familles, les partages d’expérience sont des points vraiment très importants. Aujourd’hui, on donne la voix à des patients qui sont venus témoigner de leur histoire, de leur parcours, peut-être aussi éclairés sur les besoins encore et les pistes à découvrir. Pour commencer, on va commencer avec vous, Jean-Michel. Vous êtes président de l’ANR France, l’Association de Neurofibromatose et xxxxx en France. Vous allez nous en parler plus précisément dans la suite du live par rapport à l’association, mais vous côtoyez notamment un grand nombre de patients de par votre fonction. Quel est votre recul sur les grandes évolutions qui ont eu lieu depuis ces dernières années sur la maladie ?
Jean-Michel
Je dirais que oui, quand on prend du recul, on s’aperçoit qu’on a maintenant une meilleure connaissance de la maladie. Ça, c’est évident. Il y a eu aussi une réelle structuration du réseau, NF France, donc des médecins, des chercheurs. Il y a eu aussi l’avancée dans la recherche. Il y a en France des équipes de chercheurs qui sont au top, on va le dire. Il ne faut pas… Et puis peut-être aussi l’association qui a pris un peu d’ampleur pour accompagner les familles et les malades dans leur parcours et les aider. Voilà, je pense, les principales évolutions à mon sens.
Bénédicte
Donc des activités, en tout cas une évolution et puis il en reste encore beaucoup à faire. On en reparlera tout à l’heure sur vos activités de l’association.
Jean-Michel
Oui, ce n’est pas terminé, non.