Les points clés – L’angiœdème héréditaire
L’angiœdème héréditaire (AOH), également appelé angioœdème bradykinique, est une maladie génétique rare caractérisée par la survenue d’œdèmes récidivants touchant la peau et/ou les muqueuses. Ces épisodes résultent le plus souvent d’un déficit en inhibiteur de la C1-estérase (C1-INH) ou d’une anomalie de son fonctionnement, entraînant une production excessive de bradykinine, responsable d’une augmentation de la perméabilité vasculaire et de la formation des œdèmes. Il s’agit d’une maladie rare, représentant moins de 1 % de l’ensemble des angioœdèmes.1-7
L’angiœdème héréditaire touche environ 1 personne sur 50 000, avec une prévalence estimée à près de 1 500 patients en France. La maladie peut survenir à tout âge, mais les premiers symptômes apparaissent le plus souvent durant l’enfance ou l’adolescence. La transmission est autosomique dominante, bien que des mutations de novo soient observées dans environ un quart des cas.1-3,6
Les manifestations cliniques varient selon les individus. Les premiers symptômes incluent souvent des œdèmes cutanés localisés, touchant notamment le visage ou les extrémités, ainsi que des douleurs abdominales parfois sévères liées à une atteinte digestive. Ces formes digestives peuvent mimer une urgence chirurgicale abdominale, exposant à un risque de prise en charge inadaptée. Certains patients présentent également des épisodes d’œdème des voies aériennes supérieures, pouvant entraîner un risque d’asphyxie. Par conséquent, la maladie peut être sous-diagnostiquée ou confondue avec d’autres causes d’angioœdème, notamment allergiques.1-5
L’angiœdème héréditaire évolue par crises imprévisibles, d’intensité et de fréquence variables. Les épisodes durent généralement entre 2 et 5 jours et disparaissent spontanément sans séquelle. En l’absence de prise en charge adaptée, les atteintes des voies aériennes supérieures peuvent engager le pronostic vital, avec un risque de décès pouvant atteindre 25 % en l’absence de traitement spécifique.1,3,6
Sur le plan physiopathologique, l’angiœdème héréditaire repose sur une production excessive de bradykinine via l’activation de la voie kallicréine-kinine. Le déficit en C1-INH, principal régulateur de cette voie, entraîne une activation incontrôlée du facteur XII et de la kallicréine, conduisant à une vasodilatation et à une augmentation de la perméabilité vasculaire responsables des œdèmes.1,3-5
Le diagnostic de l’angiœdème héréditaire repose sur des examens biologiques spécifiques, incluant le dosage du C1-INH (quantitatif et fonctionnel) et du C4, souvent diminué. L’analyse génétique peut compléter le bilan dans certaines situations. L’évaluation doit également rechercher des diagnostics différentiels, notamment les angioœdèmes histaminiques ou acquis.1,3,5
Les traitements utilisés dans les angioœdèmes histaminiques (antihistaminiques, corticoïdes, adrénaline) sont inefficaces dans l’angiœdème héréditaire et leur utilisation peut retarder la prise en charge spécifique, augmentant le risque de complications graves.1-5
Dans ce contexte, il convient que la prise en charge de l’angiœdème héréditaire soit assurée dans un centre de référence ou de compétence du réseau CREAK (Centre de Référence des Angioœdèmes à Kinines), avec un suivi régulier par un médecin référent. Compte tenu du risque de crises sévères, les patients doivent disposer en permanence d’un traitement d’urgence à domicile, être formés à son utilisation et porter une carte de soins et d’urgence spécifique à la maladie.1,7
La prise en charge de l’angiœdème héréditaire nécessite une approche multidisciplinaire adaptée à l’évolution de la maladie, impliquant médecins généralistes, allergologues, anesthésistes-réanimateurs, biologistes, dentistes, dermatologues, gastro-entérologues, gynécologues médicaux et gynéco-obstétriciens, internistes, ORLs, pédiatres, pharmaciens, urgentistes…1
Pour en savoir plus sur l’angiœdème héréditaire, retrouvez les explications du Dr Pontille sur RARE à l’écoute, le podcast dédié aux maladies rares, en cliquant ici.
Références
- PNDS – Angiœdème héréditaire (Août 2024) : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2024-06/pnds_angioedeme_2024-070524pretenvoijuincorr.pdf
- Filière MaRIH – Angiœdèmes à kinines : https://marih.fr/pathologies/angioedemes-a-kinines/
- Orphanet – Angiœdème héréditaire : https://www.orpha.net/fr/disease/detail/91378#:~:text=L’angioed%C3%A8me%20h%C3%A9r%C3%A9ditaire%20(AOH),et%2Fou%20de%20douleur%20abdominale.
- Manuel MSD, version pour le grand public- Déficit acquis ou héréditaire en inhibiteur de la C1 et dysfonctionnement de celui-ci : https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-immunitaires/r%C3%A9actions-allergiques-et-autres-troubles-d-hypersensibilit%C3%A9/d%C3%A9ficit-acquis-ou-h%C3%A9r%C3%A9ditaire-en-inhibiteur-de-la-c1-et-dysfonctionnement-de-celui-ci
- Kelsey Uminski et L’angiœdème héréditaire. CMAJ 2025 July 2;197:E703-4.
- Association AMSAO – L’angiœdème héréditaire : https://www.amsao.fr/page/2218351-l-angio-oedeme-hereditaire
- Association Française de Pédiatrie Ambulatoire – Angiœdème héréditaire. Diagnostic et prise en charge : https://afpa.org/recommandation/angiooedeme-hereditaire-diagnostic-et-prise-en-charge/
Les symptômes de l’angiœdème héréditaire
L’angiœdème héréditaire se caractérise par la survenue de crises récidivantes d’œdèmes, d’apparition brutale, pouvant toucher la peau ou les muqueuses. Ses manifestations incluent :1-5
- Œdèmes cutanés localisés, non inflammatoires et non prurigineux, touchant le plus souvent le visage, les extrémités ou les organes génitaux, responsables d’une sensation de tension ou de douleur.
- Œdèmes digestifs, responsables de douleurs abdominales intenses, souvent associées à des nausées, des vomissements et parfois un tableau pseudo-occlusif.
- Œdèmes des voies aériennes supérieures, notamment au niveau du larynx ou de la langue, pouvant entraîner une détresse respiratoire et engager le pronostic vital.
- Rash cutané non prurigineux (érythème marginé), pouvant précéder certaines crises.
- Fatigue importante (asthénie) après les épisodes.
Les crises surviennent de manière imprévisible, durent généralement entre 2 et 5 jours et disparaissent spontanément sans séquelle. L’évolution est variable ; certains patients présentent des épisodes peu fréquents, tandis que d’autres ont des crises répétées avec un impact significatif sur la qualité de vie.
Références
- PNDS – Angiœdème héréditaire (Août 2024) : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2024-06/pnds_angioedeme_2024-070524pretenvoijuincorr.pdf
- Filière MaRIH – Angiœdèmes à kinines : https://marih.fr/pathologies/angioedemes-a-kinines/
- Orphanet – Angiœdème héréditaire : https://www.orpha.net/fr/disease/detail/91378#:~:text=L’angioed%C3%A8me%20h%C3%A9r%C3%A9ditaire%20(AOH),et%2Fou%20de%20douleur%20abdominale.
- Manuel MSD, version pour le grand public- Déficit acquis ou héréditaire en inhibiteur de la C1 et dysfonctionnement de celui-ci : https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-immunitaires/r%C3%A9actions-allergiques-et-autres-troubles-d-hypersensibilit%C3%A9/d%C3%A9ficit-acquis-ou-h%C3%A9r%C3%A9ditaire-en-inhibiteur-de-la-c1-et-dysfonctionnement-de-celui-ci
- Association AMSAO – L’angiœdème héréditaire : https://www.amsao.fr/page/2218351-l-angio-oedeme-hereditaire
Diagnostic de l’angiœdème héréditaire
Le diagnostic de l’angiœdème héréditaire est suspecté devant des crises récidivantes d’angioœdème, sans urticaire et ne répondant pas aux traitements habituels des formes allergiques. Il peut être retardé en raison de la variabilité des manifestations cliniques. Il repose sur les points suivants :1-5
- Examen clinique : il met en évidence des épisodes d’œdème localisé, non inflammatoire, sans prurit ni fièvre, touchant la peau, le tube digestif ou les voies aériennes supérieures. Ces éléments permettent d’orienter vers un angioœdème bradykinique, sans être spécifiques.
- Examens biologiques spécifiques : le bilan repose sur le dosage du C1-INH (quantitatif et fonctionnel) et du C4, le plus souvent diminué. Une activité fonctionnelle du C1-INH inférieure à 50 % des valeurs normales, confirmée sur deux prélèvements, permet d’établir le diagnostic. Ces anomalies peuvent être retrouvées en dehors des crises.
- Analyse génétique : elle peut être proposée pour identifier une anomalie des gènes impliqués, notamment le gène SERPING1, en particulier dans les formes familiales ou pour le dépistage des apparentés.
Pour en savoir plus sur l’angiœdème héréditaire, retrouvez les explications du Dr Sanges sur RARE à l’écoute, le podcast dédié aux maladies rares, en cliquant ici.
Références
- PNDS – Angiœdème héréditaire (Août 2024) : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2024-06/pnds_angioedeme_2024-070524pretenvoijuincorr.pdf
- Filière MaRIH – Angiœdèmes à kinines : https://marih.fr/pathologies/angioedemes-a-kinines/
- Orphanet – Angiœdème héréditaire : https://www.orpha.net/fr/disease/detail/91378#:~:text=L’angioed%C3%A8me%20h%C3%A9r%C3%A9ditaire%20(AOH),et%2Fou%20de%20douleur%20abdominale.
- Manuel MSD, version pour le grand public- Déficit acquis ou héréditaire en inhibiteur de la C1 et dysfonctionnement de celui-ci : https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-immunitaires/r%C3%A9actions-allergiques-et-autres-troubles-d-hypersensibilit%C3%A9/d%C3%A9ficit-acquis-ou-h%C3%A9r%C3%A9ditaire-en-inhibiteur-de-la-c1-et-dysfonctionnement-de-celui-ci
- Kelsey Uminski et L’angiœdème héréditaire. CMAJ 2025 July 2;197:E703-4.
Les diagnostics différentiels de l’angiœdème héréditaire
Poser le diagnostic de l’angiœdème héréditaire nécessite d’écarter :1-2
- Les angioœdèmes histaminiques non allergiques : les plus fréquents, souvent associés à une urticaire, avec prurit, et répondant aux antihistaminiques.
- Les angioœdèmes allergiques (anaphylactiques) : survenant rapidement après exposition à un allergène, associés à des signes systémiques (urticaire, hypotension, bronchospasme), orientant vers un mécanisme immuno-allergique.
- Les angioœdèmes médicamenteux : notamment liés aux traitements inhibant la dégradation de la bradykinine, en particulier les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), pouvant survenir même après plusieurs années d’exposition, sans mécanisme allergique.
- Les angioœdèmes acquis par déficit en C1-INH : survenant généralement après 40 ans, sans antécédent familial, parfois associés à une pathologie sous-jacente (notamment hématologique).
- Les autres causes d’œdèmes localisés : certaines affections peuvent mimer un angioœdème mais présentent des caractéristiques différentes (œdèmes inflammatoires, persistants, ou associés à des signes systémiques), orientant vers un autre diagnostic.
Références
- PNDS – Angiœdème héréditaire (Août 2024) : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2024-06/pnds_angioedeme_2024-070524pretenvoijuincorr.pdf
- Orphanet – Angiœdème héréditaire : https://www.orpha.net/fr/disease/detail/91378#:~:text=L’angioed%C3%A8me%20h%C3%A9r%C3%A9ditaire%20(AOH),et%2Fou%20de%20douleur%20abdominale.
La prise en charge de l’angiœdème héréditaire1-4
La prise en charge de l’angiœdème héréditaire vise à traiter les crises précocement, à prévenir leur survenue et à limiter leur impact sur la qualité de vie. Elle repose sur le traitement des épisodes aigus, la prévention et l’éducation thérapeutique.
Le traitement des crises dépend de leur sévérité. Les crises graves, notamment celles atteignant la face, la langue, les voies aériennes supérieures ou responsables de douleurs abdominales importantes, nécessitent une prise en charge immédiate par des traitements ciblant la voie de la bradykinine ou des substituts du C1-INH. En cas d’atteinte des voies aériennes, une prise en charge en urgence est indispensable.
Les formes digestives peuvent mimer une urgence chirurgicale, exposant à un risque de prise en charge inadaptée. Les crises non sévères peuvent être prises en charge de manière symptomatique en l’absence de signes de gravité.
Un traitement de fond peut être proposé en cas de crises fréquentes ou sévères, associé à une prophylaxie à court terme avant certaines situations à risque, notamment tout geste dentaire traumatisant (extraction dentaire, dévitalisation…), toute intervention chirurgicale sous anesthésie générale avec ou sans intubation, ainsi que tout geste endoscopique. Les traitements des angioœdèmes histaminiques ou allergiques sont inefficaces dans cette pathologie et peuvent retarder la prise en charge adaptée, augmentant le risque de complications graves.
Pour en savoir plus sur l’angiœdème héréditaire, retrouvez les explications du Dr Gobert sur RARE à l’écoute, le podcast dédié aux maladies rares, en cliquant ici.
La prise en charge nécessite souvent un suivi régulier dans un centre du réseau CREAK, avec un médecin référent. Les patients doivent disposer d’un traitement d’urgence à domicile, être formés à son utilisation et porter une carte de soins et d’urgence, en raison de la gravité potentielle des crises.
L’éducation thérapeutique est essentielle pour renforcer l’autonomie des patients, améliorer la sécurité de prise en charge et permettre une gestion rapide des crises. Elle contribue également à la prévention des formes graves, à la réduction des complications et à l’amélioration de la qualité de vie, en favorisant une implication active du patient et la prise en compte de ses préférences dans le parcours de soins.
Pour en savoir plus sur l’angiœdème héréditaire, retrouvez les explications du Dr Boccon-Gibod sur RARE à l’écoute, le podcast dédié aux maladies rares, en cliquant ici.
Références
- PNDS – Angiœdème héréditaire (Août 2024) : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2024-06/pnds_angioedeme_2024-070524pretenvoijuincorr.pdf
- Filière MaRIH – Angiœdèmes à kinines : https://marih.fr/pathologies/angioedemes-a-kinines/
- Orphanet – Angiœdème héréditaire : https://www.orpha.net/fr/disease/detail/91378#:~:text=L’angioed%C3%A8me%20h%C3%A9r%C3%A9ditaire%20(AOH),et%2Fou%20de%20douleur%20abdominale.
- Manuel MSD, version pour le grand public- Déficit acquis ou héréditaire en inhibiteur de la C1 et dysfonctionnement de celui-ci : https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-immunitaires/r%C3%A9actions-allergiques-et-autres-troubles-d-hypersensibilit%C3%A9/d%C3%A9ficit-acquis-ou-h%C3%A9r%C3%A9ditaire-en-inhibiteur-de-la-c1-et-dysfonctionnement-de-celui-ci
La parole aux patients atteints de l’angiœdème héréditaire
Afin d’améliorer la prise en charge et le suivi des patients atteints d’angiœdème héréditaire, il est important de sensibiliser le grand public à cette maladie rare et les professionnels de santé au diagnostic et à la prise en charge adaptée.1
Améliorer l’information des patients et des professionnels de santé pour faciliter le diagnostic et optimiser la prise en charge des patients, sont les objectifs des Filières de Santé Maladies Rares, des Centres de Référence Maladies Rares, et des réseaux européens qui apportent leur savoir-faire et leur expertise. Pour l’angiœdème héréditaire, la filière MaRIH, Filière des Maladies Rares Immuno-Hématologiques, et le CREAK, Centre de de Référence des Angioœdèmes à Kinines, sont en 1ère ligne.2-3
Les associations de patients ont pour objectif l’accompagnement des malades dans le parcours de soins. Les objectifs de l’Association des Malades Souffrant d’Angioœdème (AMSAO), sont :4
- Faciliter les échanges entre les patients atteints d’angiœdème héréditaire et favoriser le partage d’expériences.
- Améliorer l’information des patients sur l’évolution des connaissances, de la recherche et des stratégies thérapeutiques.
- Mieux faire connaître la maladie auprès des professionnels de santé afin de favoriser un diagnostic plus précoce et une prise en charge adaptée.
- Faciliter l’accès aux innovations thérapeutiques et accompagner le développement des futurs traitements.
Pour en savoir plus sur l’angiœdème héréditaire, écoutez le témoignage de Mme Lallouette sur RARE à l’écoute, le podcast dédié aux maladies rares, en cliquant ici.
Références
- PNDS – Angiœdème héréditaire (Août 2024) : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2024-06/pnds_angioedeme_2024-070524pretenvoijuincorr.pdf
- Filière MaRIH : https://marih.fr/
- Centre de Référence des Angiœdèmes à Kinines – CREAK : https://www.creakfr.org/
- Association AMSAO : https://www.amsao.fr/page/2219011-l-association
Les spécialistes de l’angiœdème héréditaire
Pour plus d’informations sur de l’angiœdème héréditaire, vous pouvez consulter les articles, vidéos et sites web ci-dessous :
- Filière MaRIH : https://marih.fr/
- Centre de Référence des Angiœdèmes à Kinines – CREAK : https://www.creakfr.org/
- Association AMSAO : https://www.amsao.fr/page/2219011-l-association
- PNDS – Angiœdème héréditaire (Août 2024) : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2024-06/pnds_angioedeme_2024-070524pretenvoijuincorr.pdf
- Filière MaRIH – Angiœdèmes à kinines : https://marih.fr/pathologies/angioedemes-a-kinines/
- Orphanet – Angiœdème héréditaire : https://www.orpha.net/fr/disease/detail/91378#:~:text=L’angioed%C3%A8me%20h%C3%A9r%C3%A9ditaire%20(AOH),et%2Fou%20de%20douleur%20abdominale.
- Manuel MSD, version pour le grand public- Déficit acquis ou héréditaire en inhibiteur de la C1 et dysfonctionnement de celui-ci : https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-immunitaires/r%C3%A9actions-allergiques-et-autres-troubles-d-hypersensibilit%C3%A9/d%C3%A9ficit-acquis-ou-h%C3%A9r%C3%A9ditaire-en-inhibiteur-de-la-c1-et-dysfonctionnement-de-celui-ci
- Kelsey Uminski et L’angiœdème héréditaire. CMAJ 2025 July 2;197:E703-4.
- Association AMSAO – L’angiœdème héréditaire : https://www.amsao.fr/page/2218351-l-angio-oedeme-hereditaire
- Association Française de Pédiatrie Ambulatoire – Angiœdème héréditaire. Diagnostic et prise en charge : https://afpa.org/recommandation/angiooedeme-hereditaire-diagnostic-et-prise-en-charge/
FAQ – Angiœdème héréditaire
- Qu’est-ce que l’angiœdème héréditaire ?
L’angiœdème héréditaire est une maladie génétique rare caractérisée par des crises récurrentes d’œdèmes touchant la peau et/ou les muqueuses. Ces épisodes sont liés à un excès de bradykinine, responsable d’une augmentation de la perméabilité vasculaire. - Quelle est la cause de la maladie ?
Elle est le plus souvent due à un déficit ou un dysfonctionnement de l’inhibiteur de la C1-estérase (C1-INH), lié à une anomalie génétique. Cela entraîne une activation excessive de la voie de la bradykinine, à l’origine des œdèmes. - Quels sont les principaux symptômes ?L’angiœdème héréditaire provoque des crises d’œdèmes soudaines, sans urticaire, touchant la peau (visage, extrémités), le tube digestif (douleurs abdominales) ou plus rarement les voies aériennes avec un risque d’asphyxie. Les crises durent généralement 2 à 5 jours et leur fréquence est variable selon les patients.
- Comment confirme-t-on le diagnostic ?
Le diagnostic repose sur des examens biologiques spécifiques, notamment le dosage du C1-INH (quantitatif et fonctionnel) et du C4, souvent diminué. Une analyse génétique peut être réalisée dans certains cas, notamment pour le dépistage familial. - Comment est prise en charge la maladie ?
La prise en charge repose sur le traitement des crises, la prévention des épisodes et l’éducation thérapeutique. Elle comprend des traitements ciblant la voie de la bradykinine, des traitements de fond dans les formes sévères, ainsi que des mesures préventives avant certaines situations à risque. - À qui s’adresser en cas d’angiœdème héréditaire ?
Il convient que les patients soient pris en charge dans des centres spécialisés du réseau CREAK, avec un médecin référent. Un accompagnement peut également être proposé par des associations de patients comme l’AMSAO (Association des Malades Souffrant d’Angioœdème), qui informent, soutiennent et favorisent le partage d’expérience entre patients.
